Culture de l’huître plate

Dès que les résultats de la tuile chaulée furent connus, la demande de concessions explosa.

La bonne maîtrise de la production et la conjoncture générale étant favorable au commerce de l’huître en France, cette période représente « l’âge d’or de l’ostréiculture ».

A cette époque là et jusqu’en 1920, la culture d’huître plate est prédominante.

Au tout début du 20ième siècle, la culture de l’huître plate est au maximum de sa prospérité.

A ce moment là sa culture est caractérisée par une culture artisanale (en famille). Cependant de nouvelles professions apparaissent : les courtiers ou expéditeurs qui centralisent les productions à Arès, Andernos, Gujan-Mestras, La Teste et Arcachon et s’occupent des envois.

Mais en 1909, ils connaissent des problèmes de vente et la première grande crise apparaît. Les raisons de cette crise selon Boubés (1909) sont une surproduction, des conditions défectueuses du commerce de l’huître et le développement de l’huître Portugaise en défaveur de l’huître plate autochtone.

En effet l’huître portugaise a été introduite « accidentellement » en 1868 par le Morlaisien : bateau chargé d’huîtres du Portugal dérouté à cause d’une tempête. A cause de cette perte de temps les huîtres sont devenues avariées et ont été jetées à la mer entre Saint-Vicien et Le Verdon. Or, toutes les huîtres n’étant pas mortes, celles encore vivantes ont trouvé des conditions très favorables à leur développement et furent à l’origine de bancs naturels très prolifiques.

En 1920, les parcs à huîtres plates sont dévastés par une épizootie (maladie parasitaire qui atteint un grand nombre d’animaux) alors que les élevages de Portugaises sont épargnés. Les causes et origines de cette maladie sont inconnues et cela a marqué la fin de l’huître plate. En 1924, la production est pratiquement réduite à néant.

L’élevage de l’huître portugaise permit alors la survie de beaucoup d’exploitations ostréicoles.